De fil en aiguille, un deuxième, un troisième et un quatrième enfant sont arrivés. Par lâcheté, pure et simple lâcheté, j’ai dis à cette femme que je l’aimais (pour ne pas affronter sa fureur), je l’ai laissée croire que je n’étais pas contre l’idée d’avoir d’autres enfants (pour ne pas affronter son mépris) et je lui ai répété sans cesse que j’étais en accord avec elle (pour ne pas affronter son jugement sans appel).
Mea culpa, mea maxima culpa. C’est ma faute, ma très grande faute.
Les enfants ont alors entre 4 et 10 ans… J’informe madame que je n’en peux plus des batailles, des violences verbales, physiques et psychologiques que nous commettons l’un envers l’autre sans cesse, que je vais maintenant la quitter. Sans discussion.
Crise de larme, tentative de suicide, infini discours sur le sens du serment, de la promesse devant Dieu… Pour le meilleur et pour le pire… excuses et larmes, encore…
Madame va même jusqu’à appeler sa mère, à 02H00 du matin pour la faire intervenir dans le débat. Pour me prier de garder sa fille, qu’elle n’est pas facile, mais pas mauvaise… Que je ne peux pas «leur» faire ça…
«Penses aux enfants… ils sont bien trop petits pour vivre un tel drame» : voilà les paroles qui m’ont fait rester. Encore.
Je suis quelqu’un qui a toujours eu un sens du devoir prononcé ainsi qu’un amour propre plutôt mince. Un autre article fera peut-être l’objet de ce sujet…
J’ai donc remis – une fois de plus – mon départ à une date ultérieure. Merci belle-maman !